SCORM 2004, un standard pour l'industrie de la connaissance

Ce que vise le standard SCORM

Les pionniers de l’EAO puis de la FAD ont reconnu très tôt le besoin de disposer d’un modèle de référence qui précise les contenus d’apprentissage, de même que leur identification, leur stockage et leur présentation dans l’apprentissage à distance. Le SCORM représente un modèle de coordination conçu de façon à fournir à l’apprentissage en ligne un ensemble de pratiques normalisées qui peuvent être acceptées généralement et être mises en œuvre sur une vaste échelle.

Collaboration et mutualisation

Un investissement initial est requis pour développer et pour convertir le contenu d’apprentissage en vue d’une présentation basée sur la technologie. Ces coûts d’investissement peuvent être réduits de 50 % à 80 % en utilisant un contenu d’apprentissage accessible, interopérable, durable et réutilisable.
Les procédures permettant le développement de tels contenus sont à la fine pointe de la technologie dans le domaine de l’apprentissage en ligne; cependant, elles doivent être formulées, acceptées et largement utilisées à titre de lignes directrices par les développeurs et leurs clients. Ces objectifs ne pourront être atteints qu’avec un développement coopératif. La collaboration permettra d’accroître le nombre, la qualité et la valeur individuelle des contenus d’apprentissage offerts. Une telle collaboration requiert un consensus en ce qui a trait à un modèle de référence commun.

Le but de SCORM

Le SCORM aide à définir les bases techniques d’un environnement d’apprentissage en ligne. Sous sa forme la plus simple, il s’agit d’un modèle qui renvoie à un ensemble de normes, de lignes directrices et de spécifications techniques interdépendantes, conçu pour répondre aux exigences de haut niveau du DoD en ce qui concerne les contenus et les systèmes d’apprentissage.

Le SCORM décrit un « modèle d’agrégation du contenu » et un « environnement d’exécution » pour les objets d’apprentissage afin d’appuyer un enseignement adaptatif fondé sur les objectifs, les préférences, le rendement et d’autres facteurs liés à l’apprenant (notamment les techniques d’instruction). Le SCORM décrit également un modèle de « séquencement et navigation » pour la présentation dynamique, et selon les besoins de l’apprenant, des objets d’apprentissage.

Les 6 capacités définis par SCORM

Pour favoriser l’obtention d’une entente avec l’industrie et concrétiser un tel modèle, ADL a défini des exigences élevées pour tous les environnements d’apprentissage basés sur le SCORM. Ces exigences sont appelées les « capacités » d’ADL et constituent la base de tous les changements et les ajouts concernant le SCORM. Ces « capacités » sont les suivantes :

  • Abordabilité : capacité à augmenter l’efficience et la productivité en réduisant le temps et les coûts nécessaires pour dispenser la formation.
  • Accessibilité : capacité de repérer des composants d’enseignement à partir d’un site distant, d’y accéder et de les distribuer à beaucoup d’autres sites.
  • Adaptabilité : capacité à personnaliser la formation en fonction des besoins des personnes et organisations.
  • Durabilité : capacité de résister à l’évolution et aux changements de la technologie sans avoir recours de nouveau à la conception, à la configuration et au codage, qui sont des processus coûteux.
  • Interopérabilité : capacité d’utiliser, dans un autre emplacement et avec un autre ensemble d’outils ou sur une autre plate-forme, des composants d’enseignement développés dans un site avec un certain ensemble d’outils ou sur une certaine plate-forme.
  • Réutilisabilité : souplesse permettant d’intégrer des composants d’enseignement dans des contextes et des applications multiples.

Le web, meilleur canal de diffusion

En plus de ces « capacités », un autre concept général du SCORM dès son origine (années 96/99) est « l’hypothèse sur le Web », laquelle affirme que le Web constitue la meilleure occasion de maximiser l’accès au contenu d’apprentissage et la réutilisation de ce contenu (hypothèse largement vérifiée depuis) Pourquoi ?

  • L’infrastructure du Web et les technologies qui reposent sur le Web sont en pleine croissance et constituent une base pour les technologies d’apprentissage.
  • Il n’existe pas encore de normes universellement acceptées concernant les technologies d’apprentissage sur le Web.
  • Les contenus basés sur le Web peuvent être présentés sur à peu près n’importe quel support (p. ex. CD-ROM, système autonome ou environnement en réseau).

L’hypothèse sur le Web englobe la migration de l’industrie vers des formats de contenu et de présentation communs. Les systèmes d’exploitation d’ordinateur actuels supportent de façon native les formats de contenu sur le Web. La tendance est à l’utilisation de formats communs qui peuvent être utilisés localement, dans des systèmes intranet locaux, ou sur le Web. Le modèle de référence SCORM étend cette tendance aux technologies d’apprentissage.
En combinant les « capacités » à l’hypothèse sur le Web, les principes d’exploitation du SCORM offrent les capacités suivantes :

  • Capacité d’un système de gestion de l’apprentissage (SGA) basé sur le Web à lancer un contenu développé au moyen d’outils provenant de différents fournisseurs et à échanger des données avec ce contenu.
  • Capacité des produits des SGA basés sur le Web et provenant de différents fournisseurs, à lancer le même contenu

d’après « SCORM-1-22 SCORMMC 2004 Aperçu 2e Édition © 2004 Advanced Distributed Learning. Tous droits réservés. » A consulter dans son intégralité sur le site d’ADL

 

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